Lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues chez les femmes

Thème : L’abus et le trafic illicite de la drogue chez les femmes

Plan de travail

  1. Introduction
  2. Analyse de la situation à l’échelle internationale et sous régionale
  3. Les causes du fléau de l’abus et du trafic illicite de drogue chez les femmes
  4. Les impacts du trafic illicite et de l’abus de drogue
  5. Perspectives

                                                               1-Introduction

La lutte contre le narcotrafic amorcée dans les années 80 par les Etats-Unis à travers son unité spéciale anti-drogue (D.E.A) a alerté le monde sur l’immense business que génère le marché de la drogue et sur ses conséquences diverses à l’échelle mondiale.

Le réseau Sud-Américain de trafic de drogue le plus redouté, dirigé à l’époque par Pablo Escobar alimentait à lui seul l’ensemble du trafic de drogue dans les cartels Américains, suscitant ainsi la guerre des gangs et provoquant l’aliénation des mœurs chez les femmes.

Le blanchiment de l’argent du narcotrafic a été le moteur de certaines activités non décentes qui a provoqué entre autre des métiers comme la prostitution chez les femmes : ce cercle vertueux est à l’origine de l’abus et le trafic illicite de drogues dans la gente féminine.

Des chiffres alarmants sur les drogues notamment dans des pays dit développés (France, Etats-Unis) suscitent notre curiosité et nous poussent à y voir plus clair à travers une analyse de la situation à l’échelle internationale et sous régionale.

                    2-Analyse de la situation à l’échelle internationale et sous régionale

  • A l’échelle internationale : au niveau européen, la France se distingue par le haut niveau de consommation chez les jeunes (équivalent à celui observé aux Etats-Unis et au Canada). Le cannabis reste la substance la plus consommée de très loin. La cocaïne est le deuxième produit illicite le plus consommé. Elle est suivie par l’ecstasy.
  • A l’échelle sous régionale : d’après le rapport de l’organe international de contrôle des stupéfiants de l’Afrique de l’Ouest, un consommateur de drogue sur trois est une femme. Le tiers des consommateurs de drogue constitue des femmes. C’est l’une des conclusions du rapport produit par cet organe en 2016. Le rapport dit également que l’usage de drogue est plus répandu parmi les femmes des pays à revenu élevé. 1/5 seulement des personnes traitées sont des femmes, car elles se heurtent à d’importants obstacles structurels, culturels et personnels lorsqu’elles veulent procéder à un traitement pour toxicomanie.Par rapport aux hommes, les femmes ont beaucoup plus de probabilité de se faire prescrire des narcotiques et anxiolytiques et donc de faire abus de ces médicaments, relève l’OICS.

3-Les causes du fléau de l’abus et du trafic illicite de drogues chez les femmes

L’analyse des causes du fléau de l’abus et du trafic illicite de drogues chez les femmes peut se décomposer en 3 axes principaux : sociales, économiques et culturelles.  

  • Les causes sociales : L’émergence dans un certain niveau de classe sociale peut constituer une des raisons de l’abus et du trafic illicite de drogues chez les femmes. Certaines femmes veulent rejoindre et se faire accepter dans des cercles privés comme la Jet Set. Dans ce milieu, l’utilisation de la drogue est un signe de reconnaissance et d’appartenance.

Nous pouvons noter aussi les aléas de la vie auxquelles  les femmes font face et qui les poussent à utiliser des drogues pour évacuer leurs problèmes dans la vie sociale (stress, pression …)

Trouver de nouvelles expériences tentantes peut expliquer un recours massif des drogues chez la femme. Ce phénomène est accentué par des influences culturelles.

  • Les causes culturelles : elles peuvent s’expliquer par le fait d’une admiration ou d’une acculturation chronique envers des civilisations ou des cultures étrangères.  Beaucoup de femmes ont subies l’influence de stars planétaires de par des clips vidéos, films ou musiques. Elles affichent un sentiment de complexe à l’égard de ces figures emblématiques de la culture qui se transpose sur une imitation copie conforme de leurs styles de vie.
  • Les causes économiques : elles figurent parmi les causes majeures de l’abus et le trafic illicite de drogue chez les femmes. La drogue englobe un business rentable qui peut basculer sur des tentations déviantes. Si le gramme de cocaïne est évalué à 80 000 frs, l’on est attiré quelques fois par le réseau du trafic de drogues.  La femme peut ainsi avoir la facilité de vendre ou distribuer la drogue sans se faire remarquer

La précarité de l’emploi chez les femmes induit un comportement déviant qui alimente le recours à la prostitution. Or, prostitution et drogue font bon ménage.

Qui parle de prostitution parle de drogue et qui parle de drogue parle de business ou d’argent

4.         Les conséquences

Les conséquences issues de l’abus et du trafic illicite de drogue chez la femme sont d’ordre sécuritaire, sanitaire ,économique et sociale

            ◦           Conséquences sécuritaires: le lien de plus en plus établi entre usage de drogues et criminalité est une situation chaotique qui cause un désordre social et agit sur la sécurité nationale. De plus en plus, on constate l’existence de liens entre le trafic de drogues, le crime organisé(trafic d’armes) et le terrorisme; ce qui n’est pas sans conséquences sur l’accroissement du climat d’insécurité.

            ◦           Conséquences sanitaires: la consommation de la drogue expose à des risques psychologiques graves: mauvaise humeur, agressivité, crises d’angoisse et de panique, perte de contrôle de soi, troubles du comportement, délires.Il existe aussi un risque particulier constitué par la consommation de drogue par injection notamment les maladies transmises par les sang et autres liquides biologiques dont le VIH, les virus des hépatites B et C. Pire encore, la consommation abusive de drogues peut conduire à la mort suite à une overdose( affaire Hiba Thiam).

            ◦           Conséquences économiques : les femmes consommatrices de drogues constituent une partie de la population sur laquelle il est difficile de compter pour promouvoir le développement économique. Elles font preuve d’absentéisme au travail et de manque de productivité. Pour dissimuler l’origine illicite du produit de leurs transactions, les trafiquants de drogues l’injectent dans l’économie en procédant à un blanchiment de capitaux. Pour faire face aux lourdes dépenses occasionnées par l’usage de drogues, l’Etat est obligé de recourir à son budget général alors que les ressources auraient pu être utilisées pour couvrir d’autres dépenses essentielles.

            ◦           Conséquences sociales: les conséquences sociales sont nombreuses et peuvent consister en:

            ⁃          des tensions familiales

            ⁃          une rupture de relations

            ⁃          une démotivation

            ⁃          une diminution du désir d’apprendre

            ⁃          un échec scolaire

            ⁃          une marginalisation(non implication, solitude)

            ⁃          une stigmatisation( manque de considération )

5-Perspectives

-Créer des unités de santé mentale dans tous les départements

-Renforcer l’implication des religieux contre la drogue

-Mettre en place un cadre de concertation entre la Douane et la Direction de la Pharmacie et du Médicament pour un meilleur contrôle de substances

-Intégrer la lutte contre la drogue dans le programme des mouvements ou associations de femmes

-Former des médecins en matière d’anti-dopage

-Organiser une journée « Femme et drogues » à l’occasion de la Quinzaine Nationale de la Femme

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