Le paludisme constitue au Sénégal un problème majeur de santé publique. En effet il sévit de façon quasi permanente avec une recrudescence saisonnière pendant la saison des pluies.


Qu’est-ce que le paludisme ?

Le paludisme est une maladie infectieuse due à plusieurs espèces de parasites appartenant au genre Plasmodium. Il peut être mortel s’il n’est pas traité à temps.

Au Sénégal, la transmission du paludisme est étroitement liée au rythme des pluies et s’effectue en général au cours de la saison des pluies et au début de la saison sèche. 

Le pic de transmission (les mois durant lesquelles la majorité des cas sont diagnostiqués) se trouve en octobre et en novembre.

Comment se transmet-il ?

Le paludisme est causé par un parasite appelé Plasmodium, identifié en 1880. Ce Plasmodium se transmet d’humain à humain par l’intermédiaire du moustique femelle du genre Anopheles, qualifié de « vecteur » du paludisme.

Il existe plus de 500 espèces d’anophèles connues dans le monde, dont près d’une cinquantaine est capable de transmettre le Plasmodium. Les mâles ne piquent pas. Les femelles piquent parce qu’elles ont besoin de sang pour le développement de leurs œufs, qu’elles pondent dans l’eau.

Il existe un cas où un humain peut transmettre le paludisme directement à un autre humain : celui de la contamination de la femme enceinte à son bébé par le placenta. C’est la transmission par voie transplacentaire.

Comment manifeste-t-il ?

Les symptômes du paludisme sont divers, mais une des premières manifestations est la fièvre, qui peut survenir entre une semaine et un mois après avoir été piqué par un moustique infecté. Ses signes comprennent également des frissons, maux de tête, courbatures, nausées, voire vomissements. Chez certains malades on constate des accès de fièvre avec des tremblements, de fortes sueurs et une sensation de froid.

Le plasmodium se multiplie dans le foie de l’individu infecté et s’attaque aux globules rouges, ouvrant la voie à l’anémie. Lorsque les globules rouges infectés éclatent, ils peuvent boucher les vaisseaux sanguins qui irriguent le cerveau, causant une sévère forme de paludisme, le neuropaludisme.

Comment s’en protéger ?

On peut réduire le risque d’attraper le paludisme en prenant des médicaments antipaludiques, surtout les enfants et les femmes enceinte et ceux qui ne vivent pas dans les zones où il est endémique. 

Attention : cependant aucun médicament ne protège intégralement contre la maladie.

Il faut aussi s’organiser pour éviter autant que possible les piqûres de moustiques : en désinfectant les domiciles et les lieux de reproduction des anophèles (les eaux usées), en dormant sous une moustiquaire imprégnée, en portant des habits recouvrant les membres dans les zones où on est le plus exposé…

Comment le traiter ?

Certains médicaments contenant par exemple de la chloroquine ou de la quinine sont couramment prescrits contre le paludisme. L’OMS recommande les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine, c’est-à-dire des mélanges de médicaments à base d’une substance tirée de l’armoise annuelle (Artemisia annua), une plante d’origine chinoise.

Existe-t-il un vaccin contre le paludisme ?Paragraphe

A ce jour, il n’existe aucun vaccin contre le paludisme. La prévention demeure basée sur la prise de médicaments et sur les mesures de protection contre les piqures de moustiques.


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