la vie et l’œuvre de Léopold Sedar Senghor

L’Afrique en général et le Sénégal en particulier a toujours produit de grands hommes sur tous les plans notamment sur le plan littéraire et politique.

Parmi ces fils de l’Afrique on peut citer en quelque sorte feu Léopold Sedar Senghor le 1er président du Sénégal indépendant.

Il est impossible de parler l’histoire du Sénégal sans le citer, on va essayer de revisiter sa vie et son œuvre à travers ces quelques lignes.

Léopold Sedar Senghor  né le 09 octobre 1906 à Joal et mort le 20 décembre 2001 à Versons en France est un poète, écrivain, homme d’Etat français, puis sénégalais et premier de la république du Sénégal (1960 -1980) .

Il fut aussi le 1er africain à siéger  à l’Académie français. Il a également été ministre en France avant l’indépendance de son pays.

Il est le symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies pour ses partisans ou du néocolonialisme français en Afrique pour ses détracteurs.

Son père Basile Diogoye Senghor est un commerçant catholique très aisé qui appartient à l’aristocratie sérère, sa mère Gnilane Ndiémé Bakhoum, originaire de Djilor est morte en 1948.

  1. Léopold Sedar Senghor, poète, homme de lettre

Senghor fut le 1er africain à siéger à l’Académie française, Sa poésie, fondée sur le chant de la parole incantatoire, est construite sur l’espoir de créer une Civilisation de l’Universel, fédérant les traditions par-delà leurs différences. Par ailleurs, il approfondit le concept de négritude, notion introduite par Aimé Césaire qui la définit ainsi : « La négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture. »En 1934, Alors qu’il était étudiant, il créa en compagnie du Martiniquais Aimé Césaire et du Guyanais Léon-Gontran Damas la revue contestataire L’Étudiant noir.

Il soutient la fondation de la Francophonie et fut le vice-président du Haut-Conseil de la Francophonie.

En 1962, il est l’auteur de l’article fondateur « le français, langue de culture »

Il a produit de nombreux recueils dont le plus célèbre est surement chants d’ombres

Recueil : ‘Chants d’ombre’

Femme noire

Joal

L’ouragan

Le totem

Masque nègre

Neige sur Paris

Nuit de Sine

Prière aux masques

Recueil : ‘Éthiopiques’

  1. Senghor l’homme politique

Sur le volet politique il est important de souligner que Senghor bénéficiant de la double nationalité fut députe français pour le compte de la Mauritanie et du Sénégal de 1945 à 1959.

Au cours d’un de ses voyages de recherche sur la poésie sérère au Sénégal, le chef de file local des socialistes, Lamine Gueye, lui propose d’être candidat à la députation. Senghor accepte et est élu député à l’Assemblée nationale française, où les colonies viennent d’obtenir le droit d’être représentées. Représentant la circonscription du Sénégal et de la Mauritanie, il se démarque de Lamine Gueye au sujet de la grève des cheminots de la ligne Dakar-Niger. Gueye vote contre car le mouvement social paralyse la colonie alors que Senghor soutient le mouvement, ce qui lui vaut une grande popularité.

Fort de son succès, il quitte l’année suivante la section africaine de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) qui avait soutenu financièrement en grande partie le mouvement social, et fonde avec Mamadou Dia le Bloc démocratique sénégalais (1948), qui remporta les élections législatives de 1951. Lamine Gueye perd son siège.

Senghor est un fervent défenseur du fédéralisme pour les États africains nouvellement indépendants, une sorte de « Commonwealth à la française ». Le 13 janvier 1957, une « convention africaine » est créée. La convention réclame la fondation de deux fédérations en Afrique française. Senghor se méfie de la balkanisation de l’AOF, composée de huit petits États15. Le fédéralisme n’obtenant pas la faveur des pays africains, il décide de former, avec Modibo Keïta, l’éphémère fédération du Mali avec l’ancien Soudan français (l’actuel Mali). La fédération du Mali est constituée en janvier 1959 et regroupe le Sénégal, le Soudan français, le Dahomey (l’actuel Bénin) et la Haute-Volta (l’actuel Burkina Faso). Un mois après, le Dahomey et la Haute-Volta quittent la fédération refusant sa ratification. Les deux fédéralistes se partagent les responsabilités. Senghor assure la présidence de l’Assemblée fédérale. Modibo Keïta prend la présidence du gouvernement. Les dissensions internes provoquent l’éclatement de la fédération du Mali. Le 20 août 1960, le Sénégal proclame son indépendance et le 22 septembre, Modibo Keïta proclame l’indépendance de la République soudanaise qui devient la République du Mali.

Élu le 5 septembre 1960 à l’unanimité de l’Assemblée fédérale16, Senghor préside la toute nouvelle République du Sénégal. Il est l’auteur de l’hymne national sénégalais, le Lion rouge.

Au sommet de cette jeune république parlementaire bicéphale (de type quatrième République), le président du Conseil, Mamadou Dia, est chargé de la mise en place du plan de développement à long terme du Sénégal tandis que le président de la République, Senghor, est chargé des relations internationales. Les deux hommes entrent rapidement en conflit.

Il se tient proche des anciennes puissances coloniales sur le plan diplomatique. Ainsi, il vote à l’ONU pour valider le coup d’État de Joseph Kasavubu contre Patrice Lumumba au Congo, ou encore s’oppose au projet de référendum d’autodétermination en Algérie supervisé par l’ONU17.

En décembre 1962, le président du Conseil, Mamadou Dia, prononce un discours sur « les politiques de développement et les diverses voies africaines du socialisme » à Dakar ; il prône le « rejet révolutionnaire des anciennes structures » et une « mutation totale qui substitue à la société coloniale et à l’économie de traite une société libre et une économie de développement » et revendique une sortie planifiée de l’économie arachidière18. Cette déclaration, à caractère souverainiste, heurte les intérêts français et inquiète les marabouts qui interviennent dans le marché de l’arachide. Cela motive Senghor à demander à ses amis députés de déposer une motion de censure contre le gouvernement19.

Jugeant cette motion irrecevable (la « primauté du parti dominant sur l’État » étant remise en cause), Mamadou Dia tente d’empêcher son examen par l’Assemblée nationale au profit du Conseil national du parti, en faisant évacuer la chambre le 17 décembre et en faisant empêcher son accès par la gendarmerie. Il se justifie en estimant qu’en vertu de l’état d’urgence (encore en vigueur depuis l’éclatement de la fédération du Mali, le 20 août 1960), il était en droit de prendre des « mesures exceptionnelles pour la sauvegarde de la République ». La motion est tout de même votée dans l’après-midi au domicile du président de l’Assemblée nationale, Lamine Gueye.

Mamadou Dia est arrêté le lendemain et accusé de « tentative de coup d’État » avec 4 autres ministres, Valdiodio Ndiaye, Ibrahima Sarr, Joseph Mbaye et Alioune Tall. Ils sont traduits devant la Haute Cour de justice du Sénégal du 9 au 13 mai 1963 ; alors que le procureur général ne requiert aucune peine, ils sont condamnés à 20 ans d’emprisonnement au centre spécial de détention de Kédougou (Sénégal oriental).

  1. Pensées personnels sur Léopold sedar Senghor

Senghor est le personnage dont je ne m’identifie à aucun de ses actions et faits, d’ailleurs je le bannie de ma liste de personnages qui ont marqué l’histoire du Sénégal, je préfère nettement mettre Mamadou Dia ou Cheikh Anta Diop

  1. Art et culture au détriment de la science et de la technologie
  2. Conflit avec Mamadou Dia
  3. Conflit avec Cheikh Anta Diop
  4. Senghor noir, serer mais français dans l’âme
  5. Manque d’implication pour le panafricanisme

Conclusion et recommandations

Même si Senghor a obtenu une vingtaine de distinctions toutes honorifiques les unes plus que les autres, il n’a su être  ce pionnier ou précurseur que l’Afrique et le Sénégal attendaient.

Il était en effet le 1er pion du néocolonialisme en Afrique son parcours, sa proximité avec les français ne l’auraient permis de revendiquer certains décisions pour son pays.

D’autre part au niveau national des querelles ou conflits d’intérêts ont causé de malheureux incidents qui ont toujours des séquelles.

Le développement économique et social du Sénégal et de l’Afrique n’est pas une utopie, seulement il nous faut bien choisir nos dirigeants et jeter la poubelle tous ces systèmes.

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