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Toi et moi sommes le Sénégal

Introduction

WAMA, Les wagons Magnifiques est une plateforme qui invite tous les citoyens à débattre pour construire un véritable citoyen sénégalais afin de lui donner les moyens nécessaires pour atteindre le développement humain social et économique.

L’objectif de cette initiative est de pousser tous les citoyens sénégalais à travailler et construire ensemble le pays sans laisser personne en rade ; faire en sorte que les richesses soient profitables à tous les citoyens sur un pied d’égalité, que le fils du paysan de Kidira ait les mêmes chances que le fils du Président de la République dans les domaines de l’éducation, de la santé et du partage des richesses.

Notre mission : rendre les valeurs du savoir, de la sagesse et de la connaissance plus importantes que l’argent, le pouvoir et le plaisir charnel.

En cette quête, nous devons être à l’écoute de tout le monde à travers des débats et des discussions autours d’idées formulées par chaque citoyen afin d’échanger sur les actions à mener pour le développement humain et socio-économique. Publier un magazine de liaison, animer un site web dynamique et utiliser tous les supports disponibles pour atteindre le plus de personnes possible. Notre slogan : « Il faut construire les hommes et les femmes avant de construire les ponts et les routes ».

Ce projet de société est proposé sous quatre volets : politique, culturel, économique et social.

  1. Le volet politique

L’organigramme politique de nos institutions connaitra un réaménagement sans précédent en plus des nouvelles orientations pour répondre aux aspirations de toute la nation.

  1. Les grandes institutions de la République

1-La Présidence de la République

Le Président de la République est le gardien suprême de la Constitution. Il est tenu de respecter les promesses faites aux populations pour son élection. Il a le devoir d’être neutre et équidistant de toutes les sensibilités et communautés du Sénégal.

Il est la première institution du Sénégal et la première vitrine de la nation ; tout le monde le regarde et tout le monde l’imite. S’il met le savoir au premier plan et l’argent en dernier, tous suivront ses pas. Le Président ne peut avoir qu’un mandat, un seul suffit à faire ses preuves.

Le Chef de l’Etat verra sa rémunération à la baisse afin d’optimiser le budget et répondre efficacement aux attentes des populations.

Le salaire du Président de la République est fixé à 10 millions de Francs CFA. En cas de détournement de deniers publics ou de trahison à la souveraineté du pays, il doit donner sa démission ou être destitué de sa fonction de chef d’Etat par La Haute Cour de Justice en collégialité avec l’Assemblée Nationale et le Sénat.

A l’issu de ses mandats, il a l’obligation de résider au Sénégal pour l’octroi du statut d’ancien chef d’Etat, et en raison des secrets d’Etat en sa possession. Au cours de ses déplacements à l’étranger, une escorte de l’Etat lui sera commise obligatoirement.

2-L’Assemblée Nationale

Aucun parti politique ni du pouvoir ou de l’opposition ne sera présent à l’Assemblée nationale. Par ailleurs, elle sera composée de représentants de différents corps de métiers ou différentes couches sociales du Sénégal.

Le mandat du député doit être de 5 ans non renouvelable. Tout autre emploi, public ou privé, quelle que soit sa nature, est incompatible avec la fonction de député. Elu du peuple, il doit être au service de celui ci durant toute la durée de son mandat. Toutes les dettes contractées par l’Etat du Sénégal sont remboursées par le contribuable sénégalais. Le Président de l’Assemblée Nationale est la deuxième personnalité de l’Etat, il sera le plus âgé de l’Assemblée.

3-Le Sénat

Il sera composé de 100 membres issus des 10 premiers partis en tête de la présidentielle. Son président devient le chef de l’opposition. Son siège sera à Saint-Louis.

 Le Sénat est composé des 45 sénateurs des 45 départements que compte le Sénégal. Le plus âgé d’entre eux sera élu Président du Sénat. Ils sont issus des élections sénatoriales organisées tous les 5 ans. Leur mandat est de 5 ans non renouvelable. Dans l’exercice de leur fonction, ils ne pourront plus exercer un autre emploi, public ou privé.

Le Président du Sénat est la troisième personnalité de l’Etat du Sénégal.

4-La Haute Cour de Justice du Sénégal

Il sera mis sur pied la Haute Cour de Justice. Il sera composé des 100 magistrats les plus âgés en fonction et n’ayant pas atteint l’âge de la retraite. Ils seront sélectionnés par leurs pères et non par le Président de la République. Ils auront un mandat de 5 ans non renouvelable. Si un membre décède, atteint l’âge de la retraite ou n’es plus en mesure d’exercer, il sera remplacé par le magistrat le plus âgé en fonction à la cour. Toutes les questions judiciaires seront traitées et réglées par la Haute Cour de Justice. Elle aura la tâche de contrôler la constitutionnalité des lois. Elle devra opérer tout contrôle à priori et à postériori, des lois qui lui seront soumises. Son président est la quatrième personnalité de l’Etat, après le Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale et le Président du Sénat. Chaque région aura une Haute Cour de Justice dont les membres seront sélectionnés et nommés par cette cour.

5-L’ordre des professeurs du Sénégal

Ils s’occupent de l’éducation. Le ministre de la santé est leur président.

Les professeurs sont les personnes les plus importantes de la société car sans eux les êtres humains vivraient comme des animaux. Après leur retraite, ils seront affectés dans des centres de recherche scientifique et technique et continueront à toucher le même salaire jusqu’à la fin de leur jour.

6- L’Ordre des médecins et pharmaciens

Ils ont en charge d’atteindre l’objectif de santé pour tous. Ils devront privilégier la recherche. La santé des populations doit leur être primordiale, plus important que l’appât du gain.

7-Le Haut Conseil Islamique

Composé de 100 membres diplômés issus des familles religieuses parlant couramment l’arabe, le français et l’anglais et ayant produit une œuvre littéraire. Il est chargé du pèlerinage, de l’observation du croissant lunaire, d’apporter des réponses scientifiques et les points de vue de l’Islam. Chargé de collecter et de redistribuer la zakat, les charités

8-La Chambre de Commerce du Sénégal

Elle regroupe les 100 hommes d’affaires les plus riches du Sénégal. Elle sera présente dans chaque région. Ils figurent au premier plan dans l’attribution des marchés à hauteur de 90% de parts. Leur responsabilité sociétale est engagée.

9-Le Comité des Chefs Coutumiers

Ils sont les dépositaires du passé et de la culture du pays.

10-L’Union des Maires du Sénégal

Constituée des Maires des 45 communes du Sénégal, leur mission est de développer leur commune sur le plan humain, économique et social.

11- Banques Populaires du Sénégal

Ce sont des établissements où le citoyen paie ce qu’il a emprunté. Le Ministre des finances en est le Directeur général en charge des différentes opérations. Ils auront comme objectifs, entre autres, d’apporter les financements nécessaires au secteur informel qui constitue 80% du produit brut du Sénégal et qui devra être régulé par l’Etat. Chaque citoyen sénégalais ou résident permanent étranger pourra bénéficier de ces fonds. 

B- De nouvelles orientations politiques de développement

1- La suppression de toute caisse noire de l’Etat

 Juridiquement, le droit récuse toute existence de caisse noire car incompatible avec les valeurs républicaines de la démocratie et de la souveraineté du peuple. Le Président de la République doit octroyer à tous les citoyens les mêmes droits et privilèges; il a le devoir d’être impartial envers tous les citoyens. Il urge de mettre en place un système qui pourrait profiter à différents secteurs d’activité ou de développement (éducation, emploi, santé, transport) par le réaménagement de la finance publique, système plus neutre et transparent dans la gestion des biens publics. L’argent récupéré des caisses noires servira à mettre sur place des entreprises et des industries qui vont recruter les jeunes diplômés. Toute cette grande manne financière est estimée à plusieurs milliards de francs CFA qui sera remise au Trésor public et dont la gestion sera attribuée au Ministère des finances.

2- La rémunération des élus

Les salaires du Président de la République, du chef de gouvernement et des élus doivent faire l’objet d’une fixation par la loi. Nous proposons:

Le Président de la République: 10 000 000Fcfa par mois

Le Président de l’Assemblée Nationale : 10 000 000Fcfa par mois

Le Président de la Cour Suprême : 10 000 000Fcfa par mois

Le Premier Ministre : 5 000 000Fcfa par mois

Les Ministres : 3 000 000Fcfa par mois

Les Députés : 1 000 000Fcfa par mois

Les Magistrats : 1 000 000Fcfa par mois

Les Directeurs Généraux des sociétés publiques : 1 000 000Fcfa par mois

Les Professeurs agrégés : 2 000 000Fcfa par mois (un salaire à vie pour les professeurs qui sont les personnes les plus importantes de la société car sans eux les êtres humains vivraient comme des animaux. Après leur retraite, ils seront affectés dans des centres de recherche scientifique et technique. Ils continueront à toucher le même salaire jusqu’à la fin de leurs jours).

3- La réduction des dépenses publiques

Il faudra réduire le train de vie de l’Etat. Doter les autorités publiques de carte magnétique pour en assurer la traçabilité. Un contrôle assidu sera opéré par l’Assemblée Nationale, permettant une rationalisation juste et objective du budget de l’Etat. A cet effet, les gaspillages liés à la consommation à outrance d’énergies et à l’utilisation abusive de carburants à usage d’escorte présidentielle ou ministérielle, seront supprimés.

Le Président de la République n’aura, à la limite, lors de ses déplacements, que son véhicule, un motard qui lui frayera des passages d’urgence liés à sa fonction, et enfin, un autre véhicule chargé de sa sécurité pour ses trajets en agglomération et hors agglomération.

Les ministres n’auront que leur véhicule sans aucune escorte.

Tous les fonds seront logés au Trésor public où plus aucun fonctionnaire d’Etat ne disposera.

4-Des institutions fortes

Nous proposons le renforcement du Sénat, la suppression pure et simple du Haut Conseil de Collectivités Territoriales, ainsi que du Conseil Economique Social et Environnemental car leurs missions doivent être assignées aux membres de l’opposition. 100 membres issus des dix premiers partis à l’élection présidentielle composeront le Sénat. L’Assemblée Nationale sera composée de représentants de différents corps de métiers ou différentes couches sociales du Sénégal.

5- La sécurité nationale

 Pour gagner sa place au concert des grandes nations du monde, le Sénégal aura besoin d’une foi inébranlable, d’une respectabilité constante, d’une souveraineté manifeste et d’une prospérité générale. Seule une sécurité nationale totale et effective peut satisfaire ces besoins.

Les forces de l’ordre disposeront également de moyens et de ressources humaines adéquats à la protection des populations sur toute l’étendue du territoire du Sénégal.

Afin de répondre aux besoins de sécurité nationale, il urge de recruter le nombre nécessaire de militaires et d’agents de police. Par ailleurs, les valeurs patriotiques, le sentiment national, l’engagement au service du terroir et des populations, l’adhésion aux aspirations du peuple souverain sont obligatoires pour le développement du pays. Un service militaire obligatoire à tout jeune sénégalais ayant atteint la majorité contribuerait efficacement à réduire le taux de criminalité de manière significative, la précarité chez les jeunes, les inégalités sociales ;  et renforcerait l’entraide des citoyens et une vision commune de développement basée sur l’éthique et les préceptes constitutionnels et religieux. Cela permettra de façonner des sénégalais respectueux de leur drapeau national, amoureux de leur pays, fier de leur nationalité dont la fibre patriotique reste constamment vivante

6- Une séparation efficace des pouvoirs de l’Etat

Assurer une indépendance de la justice et du parlement à l’égard de l’exécutif. La distinction de ces trois fonctions de l’Etat doit être mise en pratique rigoureusement, distinction qui justement vise à limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus qui pourraient être liés à l’exercice des missions souveraines. Une réforme profonde de la justice sera opérée afin de dissuader le pouvoir exécutif de l’arbitraire.

Le Président de la République ne procédera plus à la nomination des sages du Conseil Constitutionnel, ni de proposer la nomination du Président de la Cour Suprême et des magistrats.

Le ministère de la justice sera supprimé purement et simplement.

Aucun élu de l’Etat ne pourra exercer un autre emploi ou une autre fonction durant son mandat.

7- Le développement local

Eriger chaque région du Sénégal en pôle de développement comprenant un ministère, centre de gravité de toutes les activités politico-économiques. Les régions seront essentiellement au cœur du développement et de la croissance économique. Avec Dakar comme capitale administrative et politique, les différentes activités industrielles et commerciales seront réparties entre elles à hauteur des apports et des réalités y existants.

La Présidence de la République, la Primature et Les ministères les plus stratégiques resteront à Dakar, la capitale du Sénégal sera transformée en un centre politique et administratif, à l’image de Washington, capitale administrative des Etats-Unis d’Amérique. Il y resta les bureaux, les centres de conférence et les hôtels. Toutes les usines de production, les entreprises industrielles et les structures de production agricoles ou laitières seront relogées dans les autres régions du Sénégal

8- La suppression du cumul de fonction

Il ne sera plus toléré le cumul de fonction dans l’administration publique sénégalaise. Les fonctionnaires de l’Etat ne pourront plus prêter leurs bons offices dans un autre secteur d’activité public ou privé. Les agents de l’Etat et les élus locaux n’exerceront que les attributs auxquels ils sont soumis. Cela commencera avec le chef de l’Etat. Celui-ci ne pourra exercer aucune autre fonction publique ou privée. Il ne pourra plus diriger ou s’activer dans un mouvement ou une association.

C’est une aberration républicaine qu’un agent de l’Etat touche deux salaires au sein de l’administration publique. Des amendes seront faites aux enseignants qui touchent à la fois un salaire dans l’établissement public et dans un établissement privé. Les mêmes amendes toucheront les agents de la santé qui sont embauchés dans les structures sanitaires publiques tout en effectuant des activités hors service dans des cliniques ou structures sanitaires privée. Les enseignants et les docteurs exercent les plus nobles métiers. Comme les guides religieux et les politiques, les enseignants et les médecins ne doivent pas être mus par le profit. Leur métier est un sacerdoce, ils sont les serviteurs du peuple. Ils doivent servir sans se servir.

9- Limitation du mandat des élus

Les députés à l’Assemblée Nationale, les magistrats, les sénateurs, les maires, les leaders à la tête des syndicats, les chefs de quartier et les délégués de famille n’auront qu’un seul mandat non renouvelable. Il n’y aura ni dinosaures ni barons à la tête des institutions mais de simples serviteurs du peuple.

10- Amélioration du service public

Assurer un égal accès au service public dans la continuité est essentiel dans un Etat de droit ; et assurer qualitativement ce service face aux évolutions de la société doit être garanti à tous, afin de répondre aux exigences de développement économique dans les domaines extrêmement variés du transport, de la communication… Cet engagement ne saura être satisfait qu’à la condition de répondre efficacement aux besoins de l’administration.

  • Un nouvel organigramme politique

Eriger chaque région du Sénégal en pôle de développement comprenant un ministère, centre de gravité de toutes les activités politico-économiques. Les régions seront essentiellement au cœur du développement et de la croissance économique. Avec Dakar comme capitale administrative et politique, les différentes activités industrielles et commerciales seront réparties entre elles à hauteur des apports et des réalités y existants.

La Présidence de la République, la Primature et Les ministères les plus stratégiques resteront à Dakar, la capitale du Sénégal sera transformée en un centre politique et administratif, à l’image de Washington, capitale administrative des Etats-Unis d’Amérique. Il y resta les bureaux, les centres de conférence et les hôtels. Toutes les usines de production, les entreprises industrielles et les structures de production agricoles ou laitières seront relogées dans les autres régions du Sénégal

Le Chef de l’Etat

Le Premier Ministre

  1. Ministère de la défense et des forces armées

Cemga

Direction de la défense

Forces aériennes

Forces terrestres

Forces maritimes

Direction de la justice militaire

2- Ministère des affaires étrangères et de l’U R A (Union des Républiques Africaines)
Direction de la diplomatie
Direction de la diaspora

Direction des Migrations

3- Ministère de l’intérieur
Direction de la sûreté nationale
Direction des élections
Direction de l’Etat civil

4-Ministère de l’économie, des finances et du plan
Directions

Économie
Plan
Impôts
Domaine national
Trésor publique
Douanes                                                                                                                                              Budget

Dakar est la capitale administrative et politique, ainsi toutes les usines et les industries seront délocalisées et installées dans les autres régions du Sénégal. Dakar sera embelli et réaménagé. L’Etat construira des immeubles à usage de bureaux pour les organismes internationaux et les sièges des structures bancaires, commerciales et économiques. Le ministère de l’Habitat et de l’urbanisme se chargera de gérer et de fructifier le patrimoine bâti de l’Etat. Dakar sera hissé parmi les capitales les plus belles du monde.

Au niveau des régions :

5-Thies: Ministère du Tourisme et des transports
Directions

Direction du tourisme
Direction des transports

Thiès

La société nationale des chemins de fer du Sénégal sera redynamisée. Le réseau ferroviaire va mailler le Sénégal, du nord au sud, d’est en ouest. Ce sera une société nationale et chaque sénégalais y sera actionnaire. La société de transport urbain Sénégal Dem Dikk  couvrira toute l’étendue du territoire sénégalais. Thiès dispose déjà d’une structure de montage de bus. Cette structure sera développée et sa capacité augmentée pour assurer la création, le montage et la maintenance des bus. Elle va assurer elle-même toute sa chaine industrielle. Certains bacheliers bénéficieront de bourses pour aller apprendre la mécanique et la fabrication de bus en particulier et de véhicules en général. Le lycée technique Ahmadou Bamba de Diourbel se chargera de former nos jeunes diplômés en ingénierie technique et mécanique capable de créer nos propres bus et véhicules « made in Sénégal ». La Société Nationale de Transport Urbain Sénégal Dem Dikk signera des contrats avec les établissements scolaires primaires, secondaires, avec les universités et les écoles de formation, avec toute structure publique ou privée pour assurer leur transport. Les chauffeurs de bus, les contrôleurs et tout le personnel auront des contrats CDI et des plans de carrière satisfaisant qui leur permettront de s’épanouir. Nous ferons de Sénégal Dem Dikk une fierté nationale, un fleuron de la république où chaque citoyen y est actionnaire et percevra ses dividendes à la fin de chaque année. Tous les élèves et étudiants du Sénégal, du public et du privé, ainsi que tous les travailleurs et simples citoyens auront des cartes de transport qui leur permettront de parcourir le Sénégal.

6-Kaolack: Ministère de l’agriculture

Directions

Direction des semences

Direction du matériel agricole

Direction des politiques agricoles

Direction des exportations

Kaolack

Kaolack est la majeure partie du bassin arachidier du Sénégal. Elle est également une ville carrefour. Plusieurs camions ou véhicules, en partance pour Guinée Bissau, Guinée Conakry, Gambie, Mali, Burkina Faso, Togo, Bénin, Nigéria, Côte d’Ivoire, Ghana etc, passent par Kaolack. Cette ville a besoin d’une grande autoroute à péage, d’un port sec, d’un port avec des quais opérationnels, d’un aéroport de dernière génération et plusieurs infrastructures proportionnelles à sa position stratégique au milieu du Sénégal. La filière arachidière va être redynamisée pour faire de Kaolack un centre d’excellence dans la marche du pays vers la prospérité. Les experts en arachide ont démontré que les graines d’arachide peuvent fournir d’innombrables produits dérivés. En effet, les graines d’arachide peuvent fournir de l’huile, de la patte d’arachide, du chocolat, du savon, du beurre, etc. D’importantes structures de transformation de produits agricoles seront implantées à Kaolack pour faire de cette ville un pôle de développement. Des écoles de formation y verront le jour. Les jeunes diplômés auront la priorité dans ce recrutement massif.

7-Sedhiou: Ministère du travail, de l’emploi et de la fonction publique
Directions
Emploi
Travail
Fonction publique


Sédhiou

Sédhiou est l’une des villes les plus enclavées du Sénégal, mais comme toutes les villes du sud, elle possède un potentiel culturel très important. C’est une terre très fertile pour les cultures. La partie cultivable non exploitée y est visible au premier coup d’œil. La culture de mais et des autres céréales peut absorber toute la jeunesse de Sédhiou. Incontestablement, elle est une ville qui peut devenir un grenier.

Une grande société nationale de transformation de produits fruitiers y verra le jour notamment une usine de transformation agro-industrielle la plus grande du Sénégal de dernière génération capable de produire des jus de fruits en canettes, en différentes bouteilles, en différents modèles de cartons. La majeure partie des fruits seront transformées : mangues, ananas, papaye, pommes, fraises, bananes. Des terres entières seront réservées aux cultures de fruits exotiques et fruits à noyaux comme le fruit de la passion, la goyave, la mandarine, la papaye, la grenade, et les agrumes comme le citron, l’orange très prisés au Sénégal et dont les vertus vont au delà de ses frontières. Le miel de Sédhiou également est très réputé.

Des laboratoires de recherche superviseront et accompagneront cette grande industrie agro-alimentaire qui, nous l’espérons, sera la plus grande d’Afrique de l’Ouest. Elle embauchera les jeunes diplômés venant de toutes les régions du Sénégal.

8-Diourbel: Ministère du commerce
Directions
Ports
Aéroports
Commerce intérieur
Commerce extérieur
Sécurité alimentaire
Service de l’hygiène


Diourbel

C’est une ville commerciale. La majeure partie de sa population est composée de commerçants et d’opérateurs économiques. Les grandes marques de l’électroménager, de l’électronique, de l’automobile et des produits industriels seront invitées à y ouvrir d’immenses showrooms et des centres commerciaux de grandes envergures. Des salons et des forums y seront organisés pour faire de Diourbel la capitale commerciale du Sénégal.

Des foires internationales seront organisées notamment sur le textile, l’artisanat, les produits agricoles, laitiers, pastoraux et halieutiques. Des université d’excellence de commerce y seront implantées avec des campus de dernière génération qui pourront satisfaire la demande locale et persuader les étudiants de la sous région à venir suivre les formations commerciales.

Un regard particulier sera accordé à la ville sainte de Touba. Elle sera modernisée. Les problèmes d’eau et d’assainissement seront érigés en urgence à satisfaire.

9-Louga: Ministère de l’élevage
Directions
Pâturages
Produits laitiers
Insémination artificielle

Cheptel

Louga

Louga sera érigée en capitale pastorale du Sénégal, elle est la région des éleveurs. Elle regroupe le cheptel du Sénégal qui sera révisé en profondeur. Les fermes et les «ranch » des familles d’éleveurs seront financés. Des sociétés pastorales nationales seront érigées dans cette collectivité pour satisfaire la demande en viande de toute la population sénégalaise. Des experts, des ingénieurs agronomes et des planificateurs seront mobilisés pour trouver des stratégies nécessaires, pour faire sortir de terre des pâturages en toute saison ; ainsi, les troupeaux trouveront constamment de l’herbe à brouter. Le manque d’eau dans cette région sablonneuse sera une urgence au cœur des décisions de politique générale de l’Etat. Un salon international de l’élevage sera organisé annuellement à Louga pour montrer, développer, améliorer et vendre le cheptel du Sénégal. 

Des usines de boucherie, de charcuterie, des abattoirs seront gérées par de jeunes diplômés qui seront accompagnés par l’Etat. L’élevage  sera un secteur attractif qui pourra absorber une grande partie de la jeunesse sans emploi.

Des usines de transformation laitière qui produiront du lait entier, du lait en poudre, du lait caillé, du beurre, du fromage (surtout fromage de chèvre très prisé par le monde entier) ; une grande usine laitière qui pourra satisfaire la demande nationale en lait.

Une politique d’exportation du lait sénégalais dans la sous région africaine et les autres continents, sera élaborée. Des experts en la matière seront recrutés et embauchés à temps plein avec des contrats en CDI pour hisser notre lait parmi le top des produits les plus compétitifs du monde. Les imperfections constatées dans ce domaine à travers le monde nous serviront de leçon pour acquérir et conserver une place incontournable.

10-Kédougou: Ministère des mines, de l’énergie  et de l’industrie
Directions
Mines
Énergie
Industrie

Pétrole et gaz

Senelec

Energies renouvelables


Kédougou

La Société Africaine de raffinerie SAR sera délogée de Dakar pour être implantée à Kédougou. Une grande centrale électrique est une urgence pour les populations sénégalaises car la demande en électricité est supérieure à l’offre. Une compagnie nationale aurifère sera implantée à Kédougou capable de concurrencer les multinationales étrangères en activité dans la zone.

PETROSEN la société nationale verra son capital financier et logistique augmenter pour assurer les primes pétroles à chaque citoyen.

La demande en gaz des foyers est en hausse ; c’est pourquoi l’Etat du Sénégal va mettre sur pied une compagnie nationale de gaz qui va approvisionner toute la population. Nos gisements gaziers si considérables peuvent hisser le Sénégal en pays exportateur de gaz.

11-Tambacouda: Ministère de la communication  et des Start Up
Directions
Communication
Start up
Presse
Numérique


Tambacounda

Tambacounda sera érigée en capitale numérique et économique à l’image de la Silicone Valley. Les centres d’appel, les structures de médias en ligne, les startups, les ingénieurs de la cyber-sécurité, les ingénieurs de l’intelligence artificielle, les opérateurs économiques du domaine de la bureautique et des consommables informatiques, ainsi que les webmasters seront appelés à rejoindre ces structures de dernière génération où l’utile se mêle à l’agréable.

Nos données personnelles, notre état civil, les dossiers confidentiels de l’Etat seront logés, gérés et protégés par cette capitale numérique. L’Etat va gérer en totalité et en exclusivité ce secteur vital que composent les technologies de l’information et de la communication. Les grandes marques des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Google, Apple seront invités à louer nos locaux de dernière génération. Les opérateurs téléphoniques tels que Orange, Tigo et Expresso, ouvriront des sièges sociaux dans cette capitale numérique.

De grands showrooms et d’immenses chambres commerciales seront louées aux géants de l’électroménager du monde tels que Sharp, Sony, Philips, Huawei, Mtn, Samsung etc. Tamba sera un carrefour du high-tech.

12-Matam: Ministère de l’habitat et de l’urbanisme
Directions

Habitat
Urbanisme
Refonte foncière

Matam

Il y sera établi de vastes domaines de riz financées et équipées par l’Etat. D’autres cultures comme celle de l’oignon ; de la pomme de terre, de la tomate  et de céréales seront appliquées tout au long du fleuve Sénégal. Toute la chaîne industrielle sera maîtrisée : de la culture à la vente en passant par la production, l’emballage ou la mise en sac, le transport et la distribution. Les rizières de la vallée contribueront à assurer une autosuffisance en riz et en légumes frais pour toute la population sénégalaise. Des usines, des structures industrielles, des entreprises et des sociétés avec leurs bureaux seront implantés dans la région de Matam pour impliquer tous les matamois dans le développement de leur zone. Les jeunes diplômés seront recrutés massivement pour devenir des agriculteurs et mener le Sénégal vers des lendemains meilleurs.

13-Saint Louis: Ministère de l’hydraulique et de la pêche
Directions
Hydraulique
Pêche

Saint-Louis 

Une grande société de pêche sera installée à Saint-Louis. Le port de Saint-Louis sera amélioré et un quai obéissant aux normes internationales y sera installé. Des structures de piscicultures y verront le jour. Une usine de transformation halieutique y verra le jour également et sera gérée par les pêcheurs de Saint-Louis avec un accompagnement effectif de l’Etat. Les zones poissonneuses du Sénégal seront exclusivement réservées aux pêcheurs locaux qui eux mêmes, pourront vendre leurs produits aux étrangers après avoir satisfait le marché intérieur.

14-Kaffrine: Ministère de l’éducation nationale
Directions
Enseignement général
Ecoles coraniques
Enseignement supérieur
Direction de la formation professionnelle
Recherche scientifique
Kaffrine

Cette ville sera érigée en centre des connaissances. Des établissements scolaires, des écoles de formation, des universités comparables à celles de Harvard, de Sorbonne, d’Oxford, de Dubai, d’Al Azhar en Egypte, seront implantés à Kaffrine. Des logements scolaires, des campus universitaires, des amphithéâtres, des laboratoires, et une plateforme éducative conjuguant sports et études, seront construits par l’Etat. Nous voulons du Sénégal, un centre d’enseignement d’excellence incontournable dans le domaine de la formation technique et professionnelle. De grandes et belles avenues, des immeubles à l’architecture contemporaine et au design futuriste, des jardins publics et des espaces verts aideront à embellir le panorama de toutes ces infrastructures scolaires et universitaires à Kaffrine. Des centres de recherche dans le domaine de la science, la technologie ou de tout autre secteur de la vie, allant de la médecine à l’aéronautique, en passant par la mécanique, la chimie et la physique concrétiseront l’effort de développement de la région de Kaffrine, mais aussi du Sénégal.

15-Fatick: Ministère de la santé
Directions
Médecine générale
Pharmacie
Recherche médicale
Santé animale
Epidémies

Autrefois appelé le Sine, Fatick est une ville qui regorge de terres cultivables. La médecine tire tous ses produits de la nature. L’Etat va organiser et accompagner les tradi-praticiens de valeur pour faire de la médecine traditionnelle un partenaire de la médecine moderne.

Des structures modernes dotées de terres cultivables leur seront attribuées pour faire de leur secteur un domaine respecté et respectable ; la médecine traditionnelle a besoin de cultures, de cures et de tisanes pour soigner ses patients. Des centres hospitaliers de dernière génération dotés de laboratoires d’analyse, de salle de chirurgie de grande envergure et de bâtiments sanitaires couvrant tous les domaines de la santé seront construits pour faire de Fatick, un pôle de la médecine moderne.

Une grande faculté de médecine, de pharmacie, de vétérinaire et de médecine traditionnelle y verra le jour. Cette université aura à accueillir des étudiants venant des quatre coins du monde. Les professeurs les plus émérites dans le domaine de la santé seront invités à y dispenser des cours et y animer des séminaires. Grâce à cette université, le Sénégal gagnera une place prépondérante dans le domaine de la lutte contre les grandes endémies. Des professeurs en médecine et les docteurs bénéficieront de l’accompagnement de l’Etat afin d’assurer une couverture médicale à tous les sénégalais et à toutes les sénégalaises.

Un grand laboratoire de recherche sur le paludisme, la tuberculose, le sida et les autres maladies qui gangrènent notre société, sera construit, équipé et entretenu par l ‘Etat pour prévenir, combattre et éradiquer toutes les maladies.

16-Ziguinchor: Ministère de l’environnement
Directions

Environnement
Eaux et forêts
Changements climatiques
Ziguinchor

Ziguinchor est l’une des régions les plus belles du Sénégal. Elle est dotée d’un port, d’un aéroport et de terres vierges à perte de vue qui abondent de ressources naturelles. Un potentiel culturel extraordinaire emplit ses coins et ses moindres recoins.

Un centre de recherche sur les énergies renouvelables y verra le jour.

Sa forêt dense sera préservée ainsi qu’un programme de reboisement intensif pour combler la perte d’arbres occasionnée par les coupes de bois. Un œil attentif sera orienté vers la mangrove, l’acajou, le sésame et des usines de transformation agricole, laitière et céréalières y seront érigées pour satisfaire la demande d’emploi. Ces produits agricoles seront cultivés, transformés sur place pour être exportés en produit fini pour le commerce extérieur après avoir satisfait le marché intérieur. La nappe phréatique qui se trouve en Casamance est très abondante ; une compagnie d’exploitation d’eau minérale sera mise sur pied à Ziguinchor pour approvisionner toute la population en eau potable.

17-Kolda: Ministère de la culture, de la jeunesse  et des sports
Directions

Culture
Jeunesse
Sports

La régionalisation de ces ministères va stopper nettement l’exode rural vers Dakar. Les populations seront fixées dans leur zone. Le ministère ne ménagera aucun effort pour développer la région avec l’aide des élus régionaux et des populations.

Kolda

La culture du coton sera redynamisée et Kolda en sera la capitale. Des domaines très vastes seront aménagés pour la culture du coton. Une maitrise complète de la chaine industrielle de cette filière sera contrôlée. La culture, la filature, le tissage conduiront à une production de tissus diverse made in Sénégal. Une industrie de confection et de couture terminera la commercialisation. Cette grande industrie textile va gagner tous les marchés de l’Etat. Ce sera aussi une société nationale où chaque citoyen sera actionnaire à part égale. Elle confectionnera les uniformes des différents corps militaires et paramilitaires du Sénégal (Forces Armées, gendarmerie, police, sapeurs pompiers, douane, pénitenciers, eaux et forêts, service de l’hygiène etc). Elle s’occupera de la confection de maillots sportifs des différents clubs de football, basketball, handball, volley-ball. Les écoles primaires, secondaires, les écoles de formation et toutes les universités du Sénégal seront habillées en uniforme particulier par cette société textile nationale. Elle sera accompagnée par l’Etat pour gagner des marchés dans la sous région.

  1. Le volet culturel

A- L’accès gratuit à l’éducation pour tous

Elle est de première importance au regard d’une population majoritairement jeune. Il s’agira, au mieux, de répondre aux revendications et aux aspirations de tous les acteurs de l’éducation en ces périodes troubles, gage de réussite et de développement humain et économique durable. En 2018, la population sénégalaise est d’environ 15 000 000d’habitants. En 2050 ; elle doublera pour atteindre 30 000 000d’habitants. L’éducation doit être considéré comme le secteur le plus important de notre pays. Nos hommes de lettres, nos enseignants, nos professeurs ont droit à plus de considération car c’est eux qui font de nos citoyens de véritables êtres humains. Une grande partie du budget de l’Etat sera accordée à l’éducation nationale. Tous les jeunes ou vieux, hommes et femmes seront invités à recevoir une formation pour pouvoir lire, écrire et parler le français, l’anglais, l’arabe et le wolof. C’est le rôle de l’Etat d’offrir une bonne éducation gratuite à toute la population du Sénégal. L’école publique va regagner toute sa crédibilité et sa prépondérance devant l’école privée.

B- Une diplomatie d’excellence

Ce n’est pas seulement à l’étendue de son territoire qu’un pays se définit ; encore, faut-il, au-delà du pouvoir qui s’exerce sur son peuple, une politique étrangère efficiente méritoire par ses dirigeants.

Le Vatican est le plus petit Etat du monde, ne comptant que 44 ha de sa superficie. Toutefois, sa position reste incontournable dans la sphère géopolitique mondiale.

Les sénégalais ont changé en notoriété dans le domaine de diplomatie et le domaine de la géopolitique mondiale. Aussi, avons-nous eu le mérite de présider beaucoup d’organismes internationaux. En effet, Amadou Moctar Mbow a été président de l’Unesco, Jacques Diouf, directeur général de la FAO ; Abdou Diouf, président de la francophonie etc.

C- La marche vers les Etats-Unis d’Afrique

Il existe certes différentes cultures, différentes langues, cependant elles proviennent d’une seule et même entité : l’Afrique. Divisée et meurtrie par la volonté impérialiste de colons étrangers au cours des derniers siècles, elle a su garder toutefois un attachement fort à ses valeurs. Les traditions s’y confondent. L’Etat du Sénégal fait en réalité partie d’une civilisation beaucoup plus grande : celle d’une Afrique Unie, riche en cultures et ressources. L’unité africaine est possible, l’utopie est proscrite.

Pour réaliser les Etats-Unis d’Afrique, il faut :

– une langue continentale (les langues comme le swahili,ou le fuula qui sont des langues parlées dans plusieurs pays d’Afrique)

– une monnaie unique (afro-eco)

– une armée commune

– un drapeau commun

– un marché économique commun

– une bourse des valeurs communes

– une compagnie aérienne commune

– un réseau ferroviaire du Cap au Caire, de Dakar à Djibouti

– une grande banque commune

– une histoire réécrite

– une compagnie aérospatiale africaine

– un satellite commun

– un passeport commun

– une Constitution continentale

– un accord de défense continentale : si un seul pays est attaqué, tous les autres pays devront le défendre

– une marque d’automobile africaine etc.

D- Les avancées scientifiques

Les nouvelles technologies marquent un tournant capital dans l’histoire de l’homme qui ne finit pas de se surprendre. Elles se confortent avec l’émergence de l’intelligence artificielle ou IA, devenue un enjeu majeur scientifique mais aussi économique.

L’ IA rendue autonome pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’emploi et ainsi constater la disparition de nombreux métiers au profit de la robotisation.

Il faudra négocier avec les patrons qui ont établi comme règle: « la minimisation des coûts de production et la maximisation des profits », clé du succès.

L’Intelligence Artificielle n’a pas de conscience, de sentiments, ni le raisonnement typique de l’homme. L’humanité doit subsister.

François Rabelais s’était écrié au 16e siècle : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Nos réalités sociales africaines nous imposent de moraliser le développement scientifique et technique. Nous devons placer l’homme au début, au milieu et à la fin de chaque projet de société.

E- Le sport

Le sport est un vecteur incontestable de développement. Une université des sports sera implantée à Kolda où toutes les disciplines seront enseignées, du football aux arts martiaux en passant par le tennis, le ping-pong, l’athlétisme, le golf, la pétanque, le basketball, le handball, le sport équestre national mais surtout la lutte, notre sport national. Chaque région aura une grande entreprise nationale. Ces entreprises vont sponsoriser les centres sportifs régionaux où toutes les disciplines seront réunies. Le ministère de cette ville exercera la présidence d’honneur du centre sportif régional et veillera à accompagner les sportifs et les athlètes de cette région pour les mener vers les plus hauts niveaux national, continental et international. Chaque week-end, le ministre basé dans la région, doit se rendre au stade pour suivre les matches de championnat ou les compétitions.

Nous allons mettre sur pied des usines et des industries nationales de confection de maillots, de chaussures de sports, de blousons, d’uniformes et de ballons.

F- Congrès régional de partage

Ce sont des cérémonies organisées annuellement dans chaque région. Elles consistent à rapprocher les élus de leurs populations. Pendant un week-end la parole est donnée aux populations pour évaluer le travail de leurs élus, leurs poser des questions et formuler leurs doléances.

Les élus doivent être les serviteurs du peuple. On doit toujours donner au peuple le droit de s’adresser à ses élus. Il ne doit pas y avoir de distance ou de barrage entre l’élu et les populations qui ont porté leur choix sur lui. Les délégués de famille, les délégués de quartier, les maires, les sénateurs, les conseillers municipaux, les députés, les magistrats, tous les membres de l’administration régionale et à leur tête le ministre résidant dans la région, feront face à leurs populations, pour être critiqués ou félicités dans l’exécution de leurs tâches dans la région.

Une fiche de suivi et d’évaluation va permettre aux délégués de quartier de noter les élus. Le ministre sera noté. Si sa note est inférieure à la moyenne, il sera démis de ses fonctions par le Président de la République. Cette cérémonie sera supervisée par les inspecteurs d’Etat de l’IGE. Chaque région organisera son CRP.

G- Les langues nationales

La langue wolof sera l’autre langue officielle du Sénégal au même titre que le français. Les experts de l’éducation nationale seront recrutés et chargés de sa systématisation. Ils réfléchiront sur les mécanismes linguistiques, son lexique, sa grammaire etc. La langue wolof, de tradition orale, connaitra un mode efficace de transmission par l’écrit de connaissances au Sénégal. L’écriture wolof deviendra officielle.

Un département des langues nationales sera créé à l’université dans l’optique de l’enseignement mais aussi de recherche et d’élaboration d’un système favorable aux études dans les différents domaines. Les connaissances issues des différentes cultures locales pourront connaître une vulgarisation large et complète.

Les autres langues nationales tels que le pulaar, le mandingue, le sérère, le diola ou le soninké, seront également introduites officiellement et feront l’objet d’études linguistiques approfondies promptes à l’érudition des populations. Elles seront codifiées.

Tous les sénégalais, issues des différentes communautés linguistiques et culturelles dans les collectivités du territoire, pourront accéder aux connaissances générales dans leur langue respective.

  • Le volet économique
  1. Le développement des secteurs de production
  1. L’agriculture

Le secteur de l’agriculture doit enfin refléter significativement l’image d’un pays développé. Les améliorations enregistrées ne permettent toujours pas d’assurer l’autosuffisance en céréales, légumes et agrumes.

Une économie compétitive par le développement de ce secteur est fort envisageable grâce à un climat et des sols propices à sa réalisation. Les agriculteurs, les acteurs du marché de transformation et de distribution, les populations, tous doivent concourir aux efforts de développement d’une agriculture saine et prospère.

Une université africaine de l’agriculture sera créée. Grâce à elle, nous atteindrons efficacement l’autosuffisance alimentaire. L’alimentation est un secteur vital, elle est la responsabilité de l’Etat. Le riz et le mil sont les deux variétés de céréales les plus prisées. Sur toute l’étendue du territoire, d’est en ouest, du nord au sud, de vastes domaines seront consacrés à la culture de ces deux céréales pour garantir de façon pérenne nos besoins alimentaires. D’autres variétés comme le mais et le sorgho, entrent aussi dans la consommation nationale.

Beaucoup de produits agricoles franchissent nos frontières et envahissent notre marché local, portant préjudice à notre production locale agricole. C’est le cas du riz, de l’oignon, du citron et de beaucoup de fruits alors que nos agriculteurs sont capables de satisfaire notre marché intérieur. C’est pourquoi leurs productions pourrissent à cause d’une mévente toujours plus constante. Notre huile d’arachide qui fait partie des variétés les plus riches du monde subit une concurrence déloyale sur le marché avec des produits venant de Chine, de Malaisie et des pays d’Europe. C’est pourquoi une huilerie en l’occurrence celle du Baol, a fermé ses portes à cause de cette concurrence. Les produits importés connaitront un taux d’imposition assez élevé, les rendant ainsi plus chers que nos produits locaux. Cela permettra à nos producteurs agricoles d’écouler leurs produits sur le marché car les consommateurs font toujours une course vers les bas prix.

La mangue du Sénégal appelée « Kent » a acquis une grande réputation dans le monde. Les graines de sésame et les noix d’acajou connaissent une demande supérieure à l’offre. Les beaux jours de l’agriculture sénégalaise sont à venir.

Le ministère de l’agriculture sera logé à Kaolack pour permettre aux agriculteurs de satisfaire la demande intérieure, d’exporter et de penser l’agriculture du Sénégal dans 30 ans. Cela nous permettra d’améliorer la production nationale en contrôlant la mécanisation et l’apport de la science dans l’agriculture afin d’éviter le désarroi provoqué par les OGM, les engrais les pesticides dans les autres pays du monde.

Une politique agricole bien améliorée doit tenir compte d’une bonne sécurité alimentaire. Des centrales d’achat seront construites dans les 14 régions du Sénégal, des tonnes de riz pouvant nourrir les sénégalais pendant 7ans y seront stockées.

Des cultures toute saison seront pratiquées par la mise en œuvre de moyens techniques avec l’aide des ingénieurs agronomes et experts agricoles pour produire nos céréales, fruits et agrumes toute l’année. Nous allons aussi mettre sur pied des cultures de forages permettant aux éleveurs de nourrir leur cheptel sur place dans de vastes pâturages. Nos éleveurs ne se fatigueront plus pour faire de centaine de kilomètres à la recherche de nourriture pour leur troupeau.

  • L’élevage

Aussi important que l’agriculture, l’élevage occupe une place très importante dans l’économie du Sénégal. Nos éleveurs ne sont pas encore capables de satisfaire la demande intérieure en viande de bovins et d’ovins car l’Etat ne les accompagne pas encore suffisamment. La région de Louga doit être érigée en capitale de l’élevage. Une université africaine de l’élevage y verra le jour pour sauvegarder les acquis, satisfaire les besoins et ouvrir de nouvelles perspectives. Quelle sera la figure de l’élevage du Sénégal en 2050 ?

Un véritable chef d’Etat doit définir les orientations sur les prévisions et les projections à court terme. Gérer c’est prévoir.

Des usines de transformation laitières et des projets sylvo-pastoraux y verront le jour. Il nous faudra être solidaire, patriote et nous soutenir en achetant nos produits locaux. L’importance que nous donnons à notre élevage suscitera le respect des autres à notre égard.

Des études et recherches poussées contribueront à assurer une plus grande variété de notre cheptel, mais aussi d’autres espèces animales (ânes, chevaux, oiseau ; sans oublier les abeilles et les fourmis). L’avenir du Sénégal dépend de l’attention que nous donnons à notre écosystème.

3- La pêche

Il sera mis fin à la forte hausse de captures dans nos zones de pêche (marais littoraux, delta, mangrove), favorisant l’érosion et la diminution des stocks pouvant contribuer à notre économie. Désormais, une priorité nationale sera définie par la construction d’infrastructures modernes de gestions des ressources halieutiques avec pour objectif de satisfaire le marché intérieur et les consommateurs sénégalais.

Les acteurs de la pêche également disposeront de moyens nécessaires pour la rentabilité de leur commerce. Quiconque voudra le poisson sénégalais sera obligé de l’acheter auprès des pêcheurs sénégalais. Il sera mis fin à l’octroi des licences de pêche aux étrangers. Seuls les nationaux pourront bénéficier de ces licences dont la validité serait d’un an. Ce sera aux pêcheurs sénégalais de satisfaire le marché intérieur avant d’écouler leurs produits vers l’extérieur. Nos côtes étaient la zone la plus poissonneuse du monde, mais à cause des navires-usines étrangers, nos rives manquent de poissons. Des études seront menées pour refaire de la pêche, un des fleurons de l’économie du Sénégal.

4- Le tourisme

Le tourisme est un véritable moteur de l’économie nationale après la pêche. Même si le tourisme balnéaire qui favorisait un flux massif de touristes étrangers tend à régresser, le tourisme d’affaires et le tourisme religieux ont constaté une nette évolution. Malgré tout, des défis s’imposent pour la recrudescence de l’afflux touristique. Afin de les relever efficacement, l’Etat du Sénégal doit s’assurer que les mesures adéquates soient prises notamment en matière de sécurité des personnes, des biens et services, également en matière d’accessibilité et d’assainissement des lieux touristiques.

L’image du Sénégal doit demeurer attrayante afin que sa destination soit compétitive à l’échelle internationale.

La destination Sénégal peut être de plus en plus prisée. Le Sénégal a un site touristique unique en son genre qui peut pousser tous les touristes étrangers à venir visiter le pays : l’île de Gorée. La maison des esclaves de Gorée, avec sa « porte du non-retour », est sans pareille, en ce qu’elle renferme d’histoires, d’enseignements et d’émotions. Avec un accompagnement sérieux et visionnaire de l’Etat, l’île de Gorée peut être aussi visitée que la statue de la liberté aux Etats-Unis, la Tour Eiffel à Paris, la grande muraille de Chine, les deux Saintes Mosquées en Arabie Saoudite, Al Qûds en Palestine, les Chutes de Niagara et les Pyramides d’Egypte. Les fils d’Afrique, éparpillés dans le monde, ont le droit de savoir ce qui s’est réellement passé car il y’a beaucoup de rajouts sur l’histoire de l’esclavage ; et l’île de Gorée est le site le plus adéquat pour apprendre l’histoire de l’esclavage et de la traite négrière. La manne financière récupérée du site touristique de Gorée pourra développer tout le Sénégal.

Mais l’île de Gorée n’est pas le seul site touristique à développer au Sénégal. Nous avons aussi le parc de Djoudj qui accueille des millions d’oiseaux venus du monde entier chaque année. Nous avons nos parcs zoologiques comme Niokolokoba, la réserve de Bandia etc.

Le sud du Sénégal aussi avec ses mers, ses fleuves, ses lacs et les chutes de DindiFello. Il y’a aussi beaucoup d’argent à gagner avec le tourisme d’affaires car le Sénégal possède des ressources minières très abondantes.

Le réaménagement du site du lac rose constitue également un immense apport à l’économie du pays si nous lui accordons la valeur qui lui revient.

Plus de 65 pourcent de la population du pays est composée de jeunes, un apport pour les investisseurs qui veulent s’établir au Sénégal. Les étrangers possèdent un grand pourcentage de l’économie de notre pays ; cela démontre la crédibilité, la rentabilité et la stabilité de notre pays en terme d’investissements étrangers. Des colloques internationaux, des forums et des salons de tout ordre se tiennent annuellement à Dakar. Porte de l’Afrique, le Sénégal a toujours été un carrefour des cultures et un lieu de rencontres et d’échanges.

Nous avons la volonté de faire de Dakar un Wall Street ou un Shangai. Il suffit d’une volonté croissante et d’une vision claire pour faire de Dakar une capitale financière et commerciale de l’Afrique. Le siège de l’Union Africaine se trouve à Addis Abeba mais Dakar peut devenir le Davos de l’Afrique.

Et enfin, le tourisme religieux peut occuper une place très importante. 95 pourcent de la population sénégalaise est composée de musulmans. Certaines cités religieuses accueillent des  pélerins venus du monde entier. Medina Baye accueille des milliers une centaine de nationalités. Le magal de Touba est devenu un phénomène économique. Tivaouane, Ndiassane, Yoff Layène, Thiénaba et la famille Oumariène accueillent des millions de personnes annuellement. Les guides religieux du Sénégal ont une grande réputation à travers le monde musulman. Le Sénégal a beaucoup à gagner en exploitant avec dynamisme ce tourisme religieux avec la construction d’infrastructures routières et hôtelières contemporaines.

5- L’artisanat

L’accès à la matière première est très difficile pour les artisans, particulièrement pour les bijoutiers et les menuisiers. Une fois leurs œuvres achevées, se dresse la difficulté de les vendre face à une concurrence rude et parfois déloyale. A ceux-là s’ajoute le manque criard d’écoles de formation adéquates et propices au développement du secteur.

Une meilleure réglementation et des moyens nécessaires seront mis en place afin de rendre leur activité lucrative.

La filière cotonnière doit rigoureusement être redynamisée en ce qu’elle contribue effectivement au développement de l’économie des localités qui cultivent le coton. Un secteur prometteur qui implique une chaine d’industrie et une pluralité d’acteurs.

Une université des métiers sera créée pour donner une formation adéquate à tous les corps de métiers de l’artisanat. Les artisans constituent la majeure partie du secteur non-formel. A eux seuls, ils détiennent plus de 50 pourcent de l’économie du pays. Donc, il urge de répondre à leur forte attente. Plusieurs femmes regroupées en associations coopératives ou GIE sont très présentes dans le secteur, et elles sont toutes à la quête de financement. Un salon international de l’artisanat sera organisé annuellement pour leur permettre d’écouler leurs produits et de gagner une place incontournable dans l’économie du pays.

6-  Les transports

La libre circulation des personnes, des biens et services demeure une condition sine qua non du développement. Une attention très particulière sera accordée à ce secteur. Les transports terrestres, maritimes et aériens vont bénéficier de beaucoup d’améliorations, conciliant développement économique et durabilité.

  1. Le transport urbain

Une société de transport urbain de grande envergure sera mise sur pied. Des bus de dernière génération vont parcourir les 45 départements du Sénégal. Ce sera une société nationale qui appartiendra entièrement aux sénégalais. Chaque citoyen, ayant la nationalité sénégalaise, aura une action dans cette société. A la fin de chaque année, une part lui sera versée.

Le siège administratif sera basé à Dakar et chaque région aura une station comprenant, des parkings et des ateliers de maintenance. L’usine sera logée à Thiès.

  • Le transport ferroviaire                                                                                                                 Une société dénommée Réseau Ferroviaire du Sénégal FRS sera créée, il partira du nord au sud, d’est en ouest. Voyager par le train sera un plaisir, alliant rapidité et confort. Grâce à nos ressources minières abondantes, l’Etat trouvera les moyens nécessaires pour mettre tout le sous-sol sénégalais en sentier afin de développer un réseau ferroviaire underground, grâce à des métros.
  • Le transport maritime

Une compagnie appelée CTMS (Compagnie de Transport Maritime du Sénégal) y verra le jour. Des bateaux de transport, des féeries et des chaloupes seront mis à la disposition des populations pour voyager de Saint-Louis à la Casamance sur mer, mais aussi sur les fleuves du Sénégal, de la Casamance, du Saloum.

  • Le transport aérien

La compagnie aérienne du Sénégal sera remise sur pied. Nous allons établir une collaboration intense avec les compagnies aériennes de la sous-région ; cela va permettre à Air Sénégal de desservir vers les grandes capitales du monde.

Le secteur des transports constitue une chaine industrielle qui peut absorber des millions de jeunes diplômés. Ces quatre société de transport (air, mer, terre, rails) seront des sociétés nationales dont les bénéfices seront divisées en trois partie : un tiers ira au trésor public pour construire des infrastructures (scolaires, sanitaires, routières etc) ; une deuxième partie retournera pour maintenir ces compagnie de transport pour leur maintien et expansion, et enfin, le dernier tiers des bénéfices sera considéré comme des dividendes à verser dans le compte de chaque sénégalais.

Toutefois, l’âge des véhicules admis à l’importation sera rapporté à 5ans, toutes séries confondues.

B- Une économie sociale

1- Une nouvelle réforme foncière

Plus aucune terre ne sera cessible à un étranger quel qu’il soit. L’exploitation de terres ou de ressources par l’investissement privé national et étranger fera l’objet d’un bail, les investisseurs n’auront qu’un droit précaire et révocable. Tout bail pourra être renouvelé tant que cela ne porte pas préjudice aux intérêts des populations.

La population du Sénégal augmente de manière vertigineuse sur une superficie de 196.712 km² avec aucun programme d’habitation adaptée et accessible. De réelles solutions y seront apportées. Notre population augmente et notre superficie reste inchangée. Les litiges fonciers seront réglés dès la première année de notre mandat. Les terres sénégalaises appartiennent aux sénégalais.

Une campagne d’estimation du patrimoine de l’Etat, du patrimoine des citoyens sénégalais et du domaine national sera entamée pour redéfinir les baux et les titres fonciers. Un bail accordé à un étranger ne pourra pas dépasser 10 ans. Les sociétés étrangères établies au Sénégal se conformeront à cette loi. Cela rendra notre marché intérieur beaucoup plus rentable et les investissements étrangers plus compétitifs. Des particuliers sénégalais ne pourront plus louer leurs terres sans l’aval de l’Etat. 

2- Le secteur non-formel

L’Etat va mettre en place suffisamment d’infrastructures pour la réalisation des enjeux réels auxquels est confronté le secteur non-formel. Les projets et propositions de financement verront enfin le jour et feront l’objet d’un accompagnement assidu les rendant productifs et lucratifs.

C’est le secteur le plus important de l’économie du Sénégal. Il regroupe toute sorte de corps de métiers. Ils forment l’une des couches les plus braves du pays. Avec leurs maigres moyens, ils sont arrivés à occuper plus de 50 pourcent de l’économie du pays.

Des formations, des séminaires, des ateliers et des renforcements de capacité seront attribués à ce secteur. Nous les accompagnerons par une politique de structuration et d’organisation leur permettant d’avoir une place dans le secteur privé national. Nous leur offrirons des documents et moyens nécessaires pour aller vendre leurs produits à l’étranger.

3- Rénover le secteur de la santé

Une réforme globale s’impose. Le système sanitaire doit être amélioré en profondeur.

Les réformes viseront essentiellement trois objectifs :

a- L’objectif d’équité 

Assurer ou garantir à tous les groupes sociaux, un égal accès aux services de santé, en l’occurrence aux populations désavantagées financièrement et géographiquement.

Chaque citoyen malade doit recevoir un traitement médical garanti par l’Etat, c’est à ce dernier de payer 70 pourcent de la prise en charge. Les professeurs, les médecins, les infirmiers et les sages femmes seront payés suffisamment afin de garantir pleinement leur service dans leurs hôpitaux publics respectifs; ils ne seront plus mus par la recherche du profit.

b- L’objectif de qualité

Garantir :

-l’efficacité du traitement apporté aux consommateurs ;

-la satisfaction des consommateurs.  

Le développement de centre de recherche, les séminaires et colloques sur la santé, les évaluations et les ateliers de formations, doivent être soutenus périodiquement pour assurer cet objectif. De nouvelles maladies ont vu le jour et doivent trouver des réponses adéquates à cet effet. Une attention particulière sera accordée à la médecine traditionnelle et leurs acteurs seront invités à son organisation.

c- L’objectif d’efficience 

Une bonne gestion des structures de santé par la maîtrise des coûts et l’accroissement de la productivité.

Une optimisation des ressources avec des services au moindre coût ou rationalisation des moyens par l’administration publique et une maximisation des profits. Ce qui génèrera des allocations qui seront réparties entre les différents services

La réforme doit se conformer aux principes :

-du droit fondamental à la santé ;

-d’accès universel aux services essentiels pour toute la population ;

-de la solidarité : chacun contribuant à hauteur de ses moyens tout en recevant selon ses besoins ;

-de la pluralité des services : le pouvoir de choisir entre les services du secteur public ou du secteur privé.

4- Garantir la croissance économique du pays

Il faudra accorder une priorité aux entreprises locales dans l’attribution des marchés publics dans la participation et dans la conduite de certains secteurs de développement. Il ‘y a des secteurs vitaux de l’économie sénégalaise qui doivent être entre les mains de l’Etat. Ce sont notre état civil, nos données personnelles, notre sécurité nationale, notre alimentation. Il n’y a aucune raison valable que ces secteurs soient aux mains d’étrangers. Notre alimentation, notre eau, nos sources d’énergie, nos banques, nos compagnies d’assurances, nos sociétés nationales doivent être gérées par les nationaux, sous le contrôle, la supervision et l’accompagnement de l’Etat. Toutes les sociétés nationales seront administrées à hauteur de 51 pourcent contre 49 des actions par des citoyens de nationalité sénégalaise résidant au pays. Certains monopoles de fait sur notre économie (sucre, transport, électricité, eau, téléphone fixe, certaines denrées alimentaires, les consommables informatiques … ) seront supprimés. Seront supprimés aussi les marchés gré à gré, tous les marchés publics feront l’objet d’appels d’offre.

5- La bancarisation

Il s’agira de donner égal accès, pour l’ensemble des individus, à une structure financière de collecte et de gestion de fonds. Les conditions de bancarisation actuelles, de tenue et de fermeture de compte, seront révisées au mieux pour assurer une meilleure protection des clients et usagers. L’Etat va mettre sur pied les Banques de Solidarité Nationale (BASOLNA). Les comptes bancaires des citoyens âgés de moins de 18 ans seront supervisés par leurs parents ou tuteurs. Chaque citoyen pourra y ouvrir un compte d’un montant de 100Fcfa. Chaque sénégalais et chaque sénégalaise aura un compte bancaire. Chaque citoyen sera actionnaire de cette banque et les actions seront réparties à hauteur du nombre de citoyen ayant souscrit à cette banque. Il pourra contracter un prêt pour:

-Financer son éducation

-Payer ses frais médicaux

-Trouver un logement en location-vente

-Acheter une voiture

-Financer un projet

Des projets socio-économiques seront étudiés, élaborés et mis sur pied par les BASOLNA. Ces projets appelés « Jambaari Sénégaal » visent à inviter les jeunes diplômés sénégalais à s’approprier les secteurs tels que l’agriculture, l’élevage, ou la pêche. Chaque région aura son projet « Jambaari Sénégaal ». 

La population ne cesse de s’accroître. Le curage, l’assainissement, le manque d’eau, d’électricité, d’infrastructures médicales seront des priorités et des urgences à satisfaire.

6- Des infrastructures utiles

En marge de la rénovation et de la restauration d’ouvrages publics, des initiatives, relativement à la délocalisation et à la décentralisation d’activités économiques, seront prises afin de satisfaire les régions dans le cadre de leur développement autonome.

La création de startups et de firmes internationales sera encouragée pleinement par l’attribution de sites d’émergence, pôle d’industries de pointe ou encore technopole, et de fonds essentiels à leur développement, à l’image de la Silicon Valley. Cette initiative fera gage de création de richesse et d’emploi. 

Des autoroutes à péage seront construites pour rallier les 14 régions du Sénégal entre elles. Elles seront construites par des sénégalais et gérées par l’Etat. Toutes les infrastructures doivent répondre aux besoins et aux urgences du peuple sénégalais. Parfois, il faut s’approcher du peuple et lui demander ce qu’il veut, au lieu de lui imposer des infrastructures dont il n’a besoin pas immédiatement. Toute infrastructure construite qui n’est pas rentable immédiatement subit des pertes.

7- La diaspora sénégalaise

Ils sont professeurs dans de prestigieuses écoles ou universités, ils sont hommes et femmes d’affaires, ils sont chercheurs, hommes de sciences, sportifs… Ils représentent la diaspora sénégalaise avec environ plus d’un demi de million de sénégalais vivant à l’étranger selon l’Organisation Mondiale pour les Migrations. Ils contribuent pour plus de 900 milliards de nos francs par an à l’économie sénégalaise, selon le ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo ; un chiffre qui surplomb l’aide publique au développement et le volume des investissements directs. Ils sont les fils et les filles du pays qui en éprouve un grand besoin.

Une attention très particulière leur sera accordée.

Nous mettrons sur pied des entreprises nationales et nous inviterons ces sénégalais de la diaspora à y être des actionnaires. L’Etat les accompagnera à avoir un pied au bercail. Ceux parmi eux qui vivent en clandestinité, seront répertoriés et assistés afin d’avoir des papiers de séjour ou de résident. Nous ne ménagerons aucun effort pour être beaucoup plus proches d’eux afin qu’ils puissent participer au développement de leur pays, même en étant à l’extérieur.

Par ailleurs, il sera mis fin à l’émigration clandestine des sénégalais avec le concours du ministère des affaires étrangères et de la diplomatie sénégalaise. Nous ne laisserons plus nos fils mourir dans la méditerranée.

8- Des infrastructures utiles

En marge de la rénovation et de la restauration d’ouvrages publics, des initiatives, relativement à la délocalisation et à la décentralisation d’activités économiques, seront prises afin de satisfaire les régions dans le cadre de leur développement autonome.

La création de startups et de firmes internationales sera encouragée pleinement par l’attribution de sites d’émergence, pôle d’industries de pointe ou encore technopole, et de fonds essentiels à leur développement, à l’image de la Silicon Valley. Cette initiative fera gage de création de richesse et d’emploi. 

Des autoroutes à péage seront construites pour rallier les 14 régions du Sénégal entre elles. Elles seront construites par des sénégalais et gérées par l’Etat. Toutes les infrastructures doivent répondre aux besoins et aux urgences du peuple sénégalais. Parfois, il faut s’approcher du peuple et lui demander ce qu’il veut, au lieu de lui imposer des infrastructures dont il n’a besoin pas immédiatement. Toute infrastructure construite qui n’est pas rentable immédiatement subit des pertes.

9- Le patronat

Nous devrons sensibiliser les partons sur les questions essentielles du maintien et de la promotion de l’emploi, du respect des charges et des revendications salariales.

Par ailleurs, nous inviterons le patronat à la mise sur pied d’un club essentiellement sénégalais, fleuron de l’économie, à la charge des questions et des politiques de développement local.

Dans chaque région, nous allons répertorier les 100 entreprises les plus dynamiques. Ils seront des interlocuteurs privilégiés de l’Etat dans le développement local de leur zone. Un patronat fort sera mis sur pied et le Président fera des visites internationales avec eux pour bâtir le pays et le mener au développement et à la prospérité. Le développement est supérieur à l’émergence et la prospérité est supérieure au développement. Donc, le chemin à parcourir reste très long.

  • Le volet social

A- Le problème de l’emploi

Il sera créé 1 000 000d’emplois tous les ans dû notamment aux conditions favorables qu’offre le pays en termes de ressources humaines et de ressources naturelles.  Le Sénégal a des ressources minières et naturelles très importantes. Les minerais de fer, de calcaire, de métaux lourds, l’or de Sabadola dans la zone orientale du pays, les cimenteries de Dakar et de Thiès, nos importants gisements pétrolifères et gaziers ; notre zircon et phosphate… constituent un secteur qui peut employer plusieurs jeunes diplômés. C’est une chaine industrielle où chaque étape est une source d’emploi en effet, de l’exploration à la vente, en passant par la formation, l’exploitation, la production, l’administration, le transport, la distribution.

L’argent récupéré des caisses noires, des fonds politiques et des caisses d’avance, servira à créer, dans les autres régions, des structures industrielles et des usines de transformations agricoles et laitières, mais aussi de grands champs de légumes et de fruits. Les jeunes diplômés créeront leur propre société pour se lancer dans le développement économique du pays ; ils seront accompagnés par l’Etat avec l’aide notamment de la révision des salaires exorbitants des directeurs généraux qui environnent des millions par mois, une meilleure gestion fiscale des entreprises et des comptes publics.

Beaucoup de concitoyens sénégalais ayant obtenu des diplômes à l’étranger peinent à trouver un emploi qui leur convient du fait que l’Etat du Sénégal n’accorde aucune reconnaissance à leur diplôme. Une équivalence de diplôme sera exigée pour tous les diplômes étrangers, cette équivalence sera accompagnée d’une formation adéquate d’adaptation au système en rigueur.

B- Prime ressources minières

Une somme provenant du trésor liée à l’exploitation de ressources telles que le pétrole ou le gaz naturel entre autres, sera périodiquement versée à chaque individu, personne physique de nationalité sénégalaise, quels que soit l’âge ou le sexe. Assigner à la Caisse de sécurité sociale la toute nouvelle mission de prendre en charge tous les sénégalais par le versement d’une prime annuelle, accréditer un placement de fond accessible à 18 ans ; enfin, consigner un montant dédié aux infrastructures et aux ouvrages nécessaires à la collectivité. Chaque citoyen, quel que soit son âge, se verra ouvrir un compte bancaire dans les Banques de Solidarité Nationale. La prime sur les ressources minières sera égale pour tous les citoyens. 

C- Les bourses familiales

L’aide ou l’assistance de l’Etat s’accentuera pour tous les groupes sociaux et plus particulièrement envers les plus démunis. Tous les acquis seront sauvegardés et améliorés. L’Etat se portera garant du bien-être de tous ses citoyens.

Ces bourses familiales seront transformées en revenus mensuels. Chaque chômeur sénégalais aura droit à une aide financière. Cette aide consistera à regrouper une dizaine de chômeurs et les aider à élaborer un projet. Au finish de l’étude de projet, nos experts les aideront à monter une entreprise où ces dix chômeurs seront associés. Un marché public leur sera accordé immédiatement pour leur permettre de démarrer leur société. L’Etat les accompagnera jusqu’à ce que leur structure devienne compétitive et incontournable sur le plan économique et financier du Sénégal. Et quand le chef de l’Etat effectuera ses voyages officiels, il les emmènera avec lui pour les aider à trouver d’autres marchés.

D- La protection des travailleurs

Un bon nombre de travailleurs sont exposés à une situation de précarité alarmante faute de ressources suffisantes ou d’aides financières. Il urge de réévaluer également le taux horaire qui demeure faible face à la conjoncture et aux disparités sociales existantes dont sont victimes beaucoup de salariés.

Au Sénégal, l’Etat n‘emploie que 150 000 fonctionnaires ; ce qui représente 1 pourcent de la population. Quant au secteur privé sénégalais, la plupart des entreprises ont tendance à abandonner les CDI pour ne proposer que des prestations de service et des CDD sempiternels. Les jeunes diplômés ne figurent dans l’organigramme des compagnies que comme de simples prestataires. L’emploi qu’ils exercent ne leur fournit aucun plan de carrière. Le petit salaire qu’ils gagnent est vite absorbé par les frais de location et de transport toujours plus élevés. La plupart d’entre eux sont des soutiens de famille qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts.

Nous nous engagerons à protéger les travailleurs car leur épanouissement est un gage de cohésion et de stabilité sociale. Tout travailleur doit avoir un CDI après 6 mois de stage. Sans faute grave, un travailleur doit continuer de percevoir son salaire jusqu’à l’obtention d’un nouveau travail. En cas de licenciement pour motif économique du travailleur, l’Etat va pourvoir une allocation chômage mensuelle.

Les syndicats se chargeront de mieux défendre les droits des travailleurs ; pour cela, nous engagerons un dialogue avec les différents syndicats pour les regrouper et les rendre plus forts. Deux mouvements intersyndicaux très forts dont les dirigeants n’auront qu’un seul mandat de 5 ans non renouvelable.

Nous n’allons ménager aucun effort pour garantir un plan de carrière à tous les travailleurs dans les secteurs publics et privés : maison, couverture médicale, éducation des enfants, sécurité sociale, congés payés, heures supplémentaires rémunérés, congés de maternité, pension de retraite.

E- La protection de l’environnement

La gestion des déchets ménagers et miniers est impérative si nous voulons offrir à la population un cadre de vie idéal et prompt à l’éradication ou à prévenir la survenance de certaines maladies. Il est de notre responsabilité de respecter l’environnement et d’apporter notre concours à la lutte contre les changements climatiques.

A Paris, à Pékin, à New Dehli, les populations portent des masques pour pouvoir respirer. Dans beaucoup de capitales de monde, l’air y est pollué. La température monte, le monde devient plus chaud, les glaciers sont en fonte constante, la mer gagne du terrain sur les sols habitables. La sécheresse sévit dans beaucoup de grandes villes (Californie). La nappe phréatique diminue, l’eau potable se raréfie. Ces changements climatiques doivent nous inciter à un changement de comportement objectif ; nous devons avoir une vision sage pour apprendre des erreurs des autres pour ne pas les répéter. Nous devons combattre  la pollution par la sagesse. Au 16e siècle déjà, François Rabelais avait tiré la sonnette d’alarme en disant : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Il y’a de nouveaux métiers appelés métiers verts liés au secteur de l’environnement. Cela entraine un double bénéfice : la protection de l’environnement et la lutte contre le chômage et la pauvreté. Cela donnera au jeune diplômé l’opportunité de vivre décemment.

Dans l’optique d’une politique inclusive et de sursaut national des populations, un programme national de « sett-settal » pourrait contribuer efficacement au développement du pays. Les représentants locaux, en l’occurrence les délégués de famille et à leur tête les délégués de quartier, se chargeront de l’information et de la vulgarisation du programme. Les méthodes de collecte des déchets plastiques et alimentaires seront de rigueur dans le respect des techniques en la matière mais aussi des lois et conventions sur l’environnement. Toutes les familles se verront impliquer pour la bonne marche du programme. Une formation adéquate et une sensibilisation sur la gestion des déchets et le respect de l’environnement seront dispensées à tous les âges.

F- Le dialogue islamo-chrétien

La paix a toujours régné en maître au Sénégal, bien au-delà de tout symbole d’unité. Elle a prévalu sur tous les conflits. La volonté de vivre en commun demeure inébranlable car innée au peuple sénégalais. Les religions ont toujours coexisté, obstruant toute disparité ou inégalité au sein des communautés. Si le dialogue islamo-chrétien reste une quête insatiable pour la plupart des pays du monde, elle est acquise pour l’Etat du Sénégal.